"Al fanfardjâti", une fanfare pour la Palestine

Le mythe raconte qu’il y a 3000 ans sonnèrent les trompettes qui firent tomber Jéricho.

flyer couleur AL FANFARDJATI VECTDemain, et ceci n’est pas un mythe, les cuivres d’Al Fanfardjâti retentiront dans le ciel de Palestine.
Tel est le projet que soutient aujourd’hui le collectif Jawla Palestina : permettre aux palestiniens de créer , chez eux, une fanfare.
Un peu d’histoire nous permettra de comprendre mieux ce projet, et son importance.
Nul n’ignore la dramatique situation géopolitique de la Palestine, dont les habitants sont, tous les jours, harcelés, brimés, humiliés, haïs et détestés par l’occupant.
Ce que l’on sait moins, c’est qu’une des armes, insidieuse, sournoise, perverse, utilisée par l’occupant consiste à éradiquer la culture et la mémoire collective du peuple palestinien.

L’art et la culture en Palestine comme ailleurs, sont des moyens d’expression de la liberté, armes de résistance et outils de lutte qui permettent de dire qu’on existe, malgré l’oppression, les restrictions et la répression.
Et, comme tous les collectifs, les collectifs à visée artistique et culturelle sont des « tisseurs » de solidarité et créateurs de liens sociaux indispensables à l’épanouissement d’une vie responsable et citoyenne.
Ramzi Aburedwan, enfant de la première intifada, l’a bien compris qui, en 2005, fonde l’association Al Kamandjâti dont le but est de créer des écoles de musique pour les enfants palestiniens, en particulier les plus vulnérables, et pour la plupart issus des camps de réfugiés.

Actuellement plus de 500 palestiniens, essentiellement des enfants, mais aussi des adultes, peuvent apprendre à faire résonner leurs instruments. Environ 1000 autres sont initiés annuellement à l’éveil musical dans leurs écoles et dans les camps de réfugiés de Palestine et du Liban.

Aujourd’hui, l’école de musique Al Kamandjâti souhaite élargir son « chant d’action ».

Alors que jusqu’à présent tous ses efforts étaient orientés vers les orchestres à cordes, Al Kamandjâti voudrait, maintenant, développer la musique des orchestres à vent et monter de toute pièce Al Fanfardjâti, une fanfare en Palestine, ce qui n’est pas une mince entreprise dans un pays que l’occupation israélienne prive de tout.

Et tout d’abord, il faut trouver des instruments à vent: trompettes, trombones, tubas, saxos ….
C’est au retour de sa tournée en Palestine (avril 2017) dans le cadre du festival de musique sacrée Musical Journey Festival organisé par Al Kamandjâti, que le collectif Jawla Palestina a décidé de soutenir ce projet.

L’édition 2018 des 24H de Mouscron permettra de récolter les fonds nécessaires à l’achat des instruments indispensables à la création d’Al Fanfardjâti.