Les acteurs

Éloi Baudimont

Eloi Baudimont
photo © Caroline Léger

Né à Tournai (Belgique) en 1971, Éloi Baudimont est compositeur, arrangeur et chef d’orchestre.
Ses univers : le théâtre, la chanson, la danse, le cirque, la télévision et les fanfares auxquelles il insuffle un répertoire tantôt festif et décoiffant, tantôt romantique et rêveur.
Entre 1995 et 2008, il dirige La fanfare de Mourcourt. En 2007, il crée le spectacle Mali mali avec le griot malien Baba Sissoko. Depuis 2009, il dirige Le grand orchestre national lunaire de La Louvière et La fanfare détournée de Tournai. Depuis 2013 – et sous le regard éclairé du philosophe Edgar Morin – Éloi Baudimont co-dirige l’orchestre belgo-palestinien Al manara avec le musicien palestinien Ramzi Aburedwan. Ce projet a reçu le soutien et les encouragements de Roger Waters (Pink Floyd) et de Ken Loach.

Entre les banquets de Sainte-Cécile, les fêtes de village, les rives du Niger au Mali, Forest National, le théâtre San Carlo de Naples pour le bicentenaire de la naissance de Verdi, le festival d’Avignon et les 70 bougies du Roi Albert II au Palais Royal, Éloi Baudimont trimballe ses fanfares !
À côté des grands ensembles qu’il affectionne tout particulièrement, Éloi Baudimont compose de la musique pour le théâtre. Depuis 2010, il accompagne au piano l’humoriste Bruno Coppens.
Éloi Baudimont a reçu le prix du Hainaut des Arts de la scène.

Patrick Joniaux

Patrick Joniaux
photo © Véronique Vercheval

C’est à la basse électrique qu’il fait ses premiers pas.
Après plusieurs années de pratique en amateur, il saisit l’opportunité de pratiquer son art en professionnel à partir de 1995, principalement à la contrebasse.
Il participe alors à de nombreux groupes (Dixieland, jazz, rock, pop, latino...) et se perfectionne au côté de musiciens comme Yves Torchinsky, Alex Furnel, Michel Hatzigeorgiou, Fred Savinien «El Pulpo» et bien d’autres.
Auteur, compositeur, interprète, arrangeur, bassiste et contrebassiste, chanteur, chef de choeur, animateur musical, avec des notions techniques de sonorisation appréciées, il se positionne sur la scène musicale comme un électron pluridisciplinaire que la polyvalence rend souvent bien rassurant.
Depuis quelques années maintenant, son parcours semble prendre une voix plus réduite, plus ciblée. C’est dans le milieu de la chanson polyphonique qu’il aime à présent évoluer. Directeur musical de cinq groupes de chant, il aime consacrer son temps aux chanteurs de c(h)oeur, ceux qui croient ne pas avoir leur place dans des ensembles de musiques plus classiques, plus sérieuses.
Ainsi, tantôt dans des centres de formation en alphabétisation, tantôt dans des instituts thérapeutiques, ou avec des gens dit « en décrochage », il retrouve l’aspect humain et convivial qui l’a, dès son jeune âge, destiné à ce métier.

Ramzi Aburedwan

Ramzi Aburedwan
photo © Véronique Vercheval

L'itinéraire de Ramzi Aburedwan n’est pas banal.
Cet artiste palestinien, né à Bethléem, a passé son enfance dans le camp de réfugiés d'Al Amari, à Ramallah, où sa famille a dû se refugier après avoir été obligée de quitter sa maison en 1948.
La première Intifada [1987/1992], la violence et l’occupation israéliennes ont fortement marqué son enfance et son adolescence.
À 16 ans, il participe à un atelier de musique. Cette expérience changera sa vie. De 1996 à 1998, il étudie la musique au Conservatoire National de Musique Edward Saïd à Ramallah. En 1998, il obtient une bourse d’études du Consulat Général de France, à Jérusalem, qui lui permet d’étudier l’alto au Conservatoire National Régional d’Angers [France] jusqu'en 2005. Il obtient son Diplôme d’Etudes Musicales en alto et musique de chambre. C’est aussi dans ce conservatoire qu’il rencontre d’autres étudiants avec lesquels il crée, en 2000, l'Ensemble Dalouna, dédié à la cause et à la musique palestiniennes.

Aujourd’hui, la carrière de Ramzi est consacrée à de nombreux projets. Il est membre et fondateur de l’Ensemble Dalouna, directeur artistique de l’Ensemble National de Musiques Arabes de Palestine (ENMAP), ainsi que compositeur et arrangeur.
Parallèlement, son engagement profond et son humanité l’ont conduit à créer en 2005 l’association Al Kamandjâti, dont le but est de fonder des écoles de musique pour les enfants palestiniens, en particulier les plus vulnérables, et pour la plupart issus des camps de réfugiés.
Le prix Best CD of 2012 [IAP] a été attribué à «Reflection of Palestine» de Ramzi Aburedwan, dans la catégorie World Music.